Ernest Renan

Ernest Renan

Résumé

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Evangiles

Un portrait de Jésus fini, arrêté, classique, n’aurait pas eu tant de charme. L’agada, la parabole, ne veulent pas de contours nets. Il leur faut la chronologie flottante, la transition légère, insoucieuse de la réalité. C’est par l’Évangile que l’agada juive est arrivée à la vogue universelle. Cet air de candeur a séduit. Celui qui sait conter s’empare de la foule. Or savoir conter est un rare privilège ; il faut pour cela une naïveté, une absence de pédantisme, dont n’est guère capable le docteur solennel.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Evangiles

Flavius Clemens et Flavia Domitilla ne paraissent pas avoir été de véritables membres de l’Église de Rome. Comme tant d’autres Romains distingués, ils sentaient le vide du culte officiel, l’insuffisance de la loi morale qui sortait du paganisme, la repoussante laideur des mœurs et de la société du temps. Le charme des idées judéo-chrétiennes agit sur eux. Ils reconnurent de ce côté la vie et l’avenir ; mais sans doute ils ne furent pas ostensiblement chrétiens. Nous verrons plus tard Flavie Domitille agir plus en Romaine qu’en chrétienne et ne pas reculer devant l’assassinat d’un tyran.
Source : Wikisource

Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Evangiles

Le monde voulait vivre encore ; l’empire, malgré la chute des Jules et des Flavius, trouvait en sa forte organisation militaire des ressources que les provinciaux superficiels ne soupçonnaient pas. Trajan, que le choix de Nerva venait de porter à l’empire, était un très-grand homme, un vrai Romain, maître de lui-même, froid dans le commandement, d’une attitude digne et grave. Il avait sûrement moins de génie politique qu’un César, qu’un Auguste, qu’un Tibère ; mais il leur était supérieur par la justice et par la bonté ; pour les talents militaires, il ne le cédait qu’à César.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature