Ernest Renan,
L’Église chrétienne
“ Là est la raison pour laquelle toute gnose arrive, quoi qu’elle fasse, à l’indifférence des œuvres, au dédain de la vertu pratique, c’est-à-dire à l’immoralité. Il y a sûrement quelque chose de grand dans ces mythes étranges. Quand il s’agit de l’infini, de choses qu’on ne peut savoir que partiellement et à la dérobée, qu’on ne peut exprimer sans les fausser, le pathos même a son charme ; on s’y plaît, comme à ces poésies un peu malsaines, dont on blâme le goût, mais qu’on ne peut se défendre d’aimer. ”
