George Sand,
Monsieur Sylvestre
“ J’ai mon Corinthe dans un coin de la cervelle, et, quand j’ai fini ma journée de labeur et de raison, je me promène en rêve dans la ville enchantée. Je ne saurais vous dire si elle est d’or ou de pierre, et si ses habitants sont bruns ou blonds ; mais personne n’y travaille, personne n’y amasse de richesses, tout le monde y jouit du présent et s’y adonne à la contemplation du beau. Si on y parle de l’avenir, ce n’est pas pour savoir quelle figure on y fera, mais quel mérite on y aura acquis. Eh bien, il n’y a rien de corinthien dans les préoccupations de cette brave famille Nuñez. ”
