“ Brusquement, le souffle mystérieux s’engouffra sous la voûte des rocs... Sans doute, à cette même heure, l’invisible Fantôme de l’Inimaginable Vérité... de la Vérité trop limpide, et trop grande, trop nue, et trop au-dessus de toutes choses humaines pour que toutes humaines gens la puissent jamais apercevoir... — à cette même heure, ce prodigieux Fantôme rentrait-il, peut-être, dans son Puits... Revenant ainsi en notre Terre, et se renfonçant entre nos Trois Dimensions, il ne pouvait guère ne pas effleurer, au passage, d’un coup d’aile, lord Nettlewood, Reggie Ashton et le comte de Trêves. ”
Résumé
Les Œuvres libres, par [Auteur], plonge le lecteur dans un univers où l’Empire et les forces spirituelles s’affrontent, à travers des personnages comme lord Nettlewood, Myrrhine ou Théoctène. Les thèmes de la vérité, de la religion (chrétiens, cultes païens) et de l’existence humaine y dominent, entrelacés à des scènes oniriques et des dialogues philosophiques.
L’œuvre explore les tensions entre le monde profane et le divin, illustrée par des symboles comme le Grand Puits ou la caverne. Son style poétique et son intrigue complexe en font une réflexion audacieuse sur la nature de l’âme et des forces invisibles.
Citations de Les Œuvres libres ()
“ Car il est là le formidable, l’écrasant péril pour l’Empire, et cette civilisation que les Hellènes et les Romains eurent tant de peine à dresser contre la laideur et la barbarie, il est là ! Ô vous, Théoctène et Myrrhine, qui n’êtes pas chrétiens, qui ne savez ce que c’est que les chrétiens, et pourtant leur avez ouvert la voie, vous ignorez quel mal vous avez fait ! L’homme n’avait pas le droit, aux nobles jours de la Cité antique, de penser à lui et au salut de cette âme qui d’ailleurs l’inquiétait si peu : un citoyen, c’était le serviteur de la cité et du dieu de la cité. ”
“ Ô Myrrhine, si tu connaissais l’étrange volupté de se pencher vers ceux qui souffrent. Par la pitié on est conduite à quelque chose de plus fort que l’amour, et qui le suscite. — Alors, Rhétikos ?... — En connaîtrais-tu un plus misérable ? Regarde ! Le mendiant sortait du fossé, comme en rampant. Il cagnait des deux jambes, ainsi qu’un chameau qui s’agenouille ; une taie noirâtre couvrait un de ses yeux. Myrrhine se détourna. Elle ne pouvait contempler qu’avec répugnance la laideur et les maux qui frappent les mortels. — Montre ta paume, fit Ordula, que je te dise ton destin. ”
