Jean-Charles-Julien Luce de Lancival, Oeuvres de Luce de Lancival. Tome 2 (1826)
“ Étranger dans Corinthe, où, par mille bienfaits, Me vengeant des rigueurs d'une ingrate patrie, Vous sûtes dans l'exil me faire aimer la vie ; Par un nœud plus sacré mon cœur n'est point lié, Je n'ai fait de serment qu'à la tendre amitié ; Je saurai le remplir ; mais. PÉRIANDRE. En vain ta sagesse Veut combattre un projet formé par ma tendresse ; Cher ami, je suis père , et, malgré tes avis, Je cède au doux plaisir de couronner mon fils. Seul, hélas ! sans amis, exilé dans Corcyre , Il consume à pleurer, peut-être à me maudire, Ses beaux jours, dont ma rage empoisonna la fleur. ”
