Jean-Jacques Weiss,
Trois années de théâtre. 1883-1885
“ Mais du Dieu de Sophocle à son Dieu, quelle distance ! De la religion ergoteuse et géométrique de Port-Royal à la religion d’Esther et des chœurs d’Athalie, quelle transformation ! C’est toujours sur ce point qu’il faut revenir et insister. Racine célèbre le Dieu bon et le Dieu juste, le Dieu qui aime, une Providence, source de nos joies. La théodicée racinienne n’a pas de secte ; elle n’est délimitée et appesantie par aucun doctrinarisme. Racine brûle un encens où ne se mêle aucun parfum désagréable de chapelle, de confrérie et de sacristie. Il glisse sur les cimes de la foi ”
