Résumé

Félix Milliroux Demerary, transition de l'esclavage à la liberté… (1843)

Quant au négrier ou au spéculateur qui a acheté des esclaves comme il aurait acheté des mulets, qui n'a pas vu les accès de fureur dans lesquels les jette la moindre contradiction de leur droit, entendu les mensonges et les sophismes repoussants qu'ils accumulent pour le défendre, n'aura jamais une idée de la dégradation que l'esprit humain peut subir lorsqu'il est vicié par l'attrait diabolique de la possession de l'homme par l'homme.
L'abolition de l'esclavage détruit deux des causes du préjugé de couleur.
Source : Gallica

Félix Milliroux Demerary, transition de l'esclavage à la liberté… (1843)

Tous les abus du passé étaient des sortes de capitaux et de propriétés que certaines classes exploitaient et dont elles retiraient un revenu périodique. A-t-on indemnisé le Saint-Siège des pertes que lui occasionna la réforme, cette grande abolition de la superstition ? A-t-on indemnisé le Saint-Office et ses bourreaux, lorsque l'inquisition fut détruite (1) ?
L'avenir ne doit rien au passé, quand ce passé c'est l'esclavage.
Source : Gallica

Félix Milliroux Demerary, transition de l'esclavage à la liberté… (1843)

L'attrait de n'avoir rien à faire et de vivre dans l'abondance explique le singulier prestige attaché à la condition de planteur. Tout le monde voulait l'être ; toute fortune qui ne découlait pas du moulin à sucre ou du van à café était roturière. La manie de posséder de la terre à laquelle étaient attachés des esclaves était devenue comme une hallucination et durait encore aux approches de l'abolition. On ne voulait pas croire à la destruction de l'esclavage.
Source : Gallica

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