Résumé

Adolphe Jollivet La commission présidée par M. le duc de Broglie et les gouverneurs de nos colonies… (1843)

Je déclare que les noirs de nos colonies ne sont point en état d'être appelés à la civilisation que l'émancipation leur suppose. La liberté que j'entends, celle qu'entendait Wiberforce, lorsqu'il réclamait cette réforme sociale, est celle dont les noirs ne sont pas encore susceptibles. La vraie liberté, disait-il, est file de la raison et de l'ordre; c'est une plante céleste, et le sol doit être préparé à la recevoir.
Source : Gallica

Adolphe Jollivet La commission présidée par M. le duc de Broglie et les gouverneurs de nos colonies… (1843)

« Voilà, monsieur le ministre, l'état où se trouve la Jamaïque après dix-huit mois d'absence. S'il y a amélioration dans le travail, cette amélioration est peu sensible.
» Si les populations des campagnes sont paisibles, quoique peu avancées, les villes recèlent dans leur sein le vol et le vagabondage. La tendance des noirs à s'isoler, la facilité qu'ils ont à acheter à vil prix le terrain nécessaire, portent, chaque jour, un coup mortel à la grande culture.
» A la Jamaïque, le noir des campagnes n'est pas, comme dans certaines colonies, à la hauteur des besoins de la civilisation
Source : Gallica

Adolphe Jollivet La commission présidée par M. le duc de Broglie et les gouverneurs de nos colonies… (1843)

Je me suis souvent expliqué sur le prix exorbitant des denrées coloniales sur les marchés d'Angleterre : c'est là le thermomètre de la prospérité des pays anciennement à esclaves. Tant que le sucre ne sera pas revenu à un prix convenable , la question d'émancipation , cette question de vie ou de mort pour les colonies, ne sera pas vidée. En effet, si les planteurs produisent moins qu'autrefois , si leurs dépenses sont plus considérables, leurs bénéfices se sont accrus par l'élévation des prix de vente ; s'il y a perte d'un côté, il y a gain de l'autre.
Source : Gallica

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