Théodore Dreveton, Choses coloniales. Guadeloupe, août 1845 (1846)
“ Certes, aucune voix ne s'élèvera dans nos Chambres pour combattre un projet qui préviendrait la destruction de la propriété coloniale par l'émancipation. Avec la constitution actuelle de la propriété, voici ce qui arrivera. Le propriétaire se cramponnera au sol, qui est sa seule ressource, dût-il être privé de l'indemnité; il ne se dissimulera pas que sa ruine en sera la conséquence, mais par mille petits moyens il végétera. Que lui importera la ruine de la propriété ? Elle n'est sienne que fictivement; pour peu qu'il lui en reste, ce sera autant de gagné. ”
