Théodore Dreveton

Élements biographiques

Théodore Dreveton Choses coloniales. Guadeloupe, août 1845 (1846)

Certes, aucune voix ne s'élèvera dans nos Chambres pour combattre un projet qui préviendrait la destruction de la propriété coloniale par l'émancipation.
Avec la constitution actuelle de la propriété, voici ce qui arrivera. Le propriétaire se cramponnera au sol, qui est sa seule ressource, dût-il être privé de l'indemnité; il ne se dissimulera pas que sa ruine en sera la conséquence, mais par mille petits moyens il végétera. Que lui importera la ruine de la propriété ? Elle n'est sienne que fictivement; pour peu qu'il lui en reste, ce sera autant de gagné.
Source : Gallica

Théodore Dreveton Choses coloniales. Guadeloupe, août 1845 (1846)

Il faut que cette liberté soit pour eux le bonheur, non tel que l'entendrait une horde vagabonde, mettant la dignité personnelle dans une indépendance sauvage , incapable de se courber sous une volonté dirigeante, et ne pouvant arriver à cette félicité de la sauvagerie que par la disparition de la classe blanche qui ne saurait, abdiquant son passé, adopter un pareil avenir; mais le bonheur tel que l'entend la génération présente, je veux dire : le bonheur ayant pour bases le bien-être par le travail et la liberté subordonnée aux conditions du bon ordre.
Source : Gallica

Théodore Dreveton Choses coloniales. Guadeloupe, août 1845 (1846)

Une grande habitation, comme toute agrégation d'hommes, a son opinion publique : je tâcherais de lui donner assez de puissance pour que le nègre attachât une grande importance à l'estime de ses compagnons et à celle que je ne manquerais pas de manifester ; de cette manière, je renforcerais la discipline par le respect de l'opinion.
Je stimulerais l'amour du luxe, afin d'exciter au travail qui seul peut permettre d'atteindre à ses douceurs. L'abnégation et l'humilité chrétiennes ne sauraient être comprises par les nègres.
Source : Gallica

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