Théophile Gautier,
Les Roués innocents
(1847)
“ Se croyant presque pardonné, il s’était retiré le cœur plein de joie et de désespoir, sans plus songer à son duel que s’il n’en avait jamais été question. Il était sûr de ne pas mourir. Pour Rudolph, il était assis dans son cabinet sur une dormeuse, et tenait à la main un papier qu’il examinait et retournait en tous sens, comme pour y trouver un indice. Ce papier ne contenait sans doute rien d’agréable pour celui qui le lisait, car Rudolph fronçait les sourcils et se mordait les lèvres jusqu’au sang. Une pâleur livide couvrait sa face, et il paraissait en proie à la plus horrible anxiété... ”
