J. Rudolph

Résumé

J. Rudolph Un duc de Montmorency (1865)

Nous enlever nos droits, notre état, notre nom,
La force le pourrait, mais nous humilier, non ! —
De ce vif plaidoyer je n'ai rien voulu taire : La cause étant connue, à quoi bon le mystère? Mais l'équité m'oblige aussi de mettre au jour Ce que l'Empereur peut alléguer à son tour, Ce n'est pas, il est vrai, sans une crainte juste De rendre faiblement cette parole auguste :
— Le droit qu'a Talleyrand, Messieurs, de l'emporter, J'ai bien voulu par vous le laisser discuter, Quoiqu'il soit tout entier dans ma prérogative, Du suprême pouvoir attribution native.
Source : Gallica

J. Rudolph Un duc de Montmorency (1865)

Faux système, en lutte avec l'histoire, Et que déjà condamne un insuccès notoire. Il faut, pour maîtriser les passions d'en bas, Un prestige moral que l'argent seul n'a pas ; Par le creuset d'abord que ce métal s'épure !
Des chefs de rang illustre, habiles, à main pure, C'est le but vers lequel je prétends m'engager. On dira : — Mais comment comptez-vous agréger Le talent, la fortune au patriciat de race? Leur noblesse toujours aura mauvaise grâce.
Source : Gallica

J. Rudolph Un duc de Montmorency (1865)

Même déchue, elle eut tant de droits à l'estime ! Lorsqu'à tous les regards, sur un trône flétri Siégeait la Pompadour ou bien la Dubarry, Plus d'un génie, honneur de la nature humaine, De la science ou de l'art étendait le domaine. Lorsqu'un Fouquier Tinville à son ardeur de sang Sacrifiait sans pitié le faible et l'innocent, Nos valeureux soldats, héros d'une autre taille, Succombaient noblement sur les champs de bataille.
Source : Gallica

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