Delly, Le chant de la misère : roman (1979)
“ Où était donc mon cœur insensible autrefois? Comme Alexine avait raison quand elle disait : « Il ne faut pas aimer, ça fait trop mal! » Oui, cela faisait mal! Et cependant, je ne l'aurais pas donné pour tout au monde, cet amour qui me broyait, qui me faisait ma torture et mes délices! D'ailleurs, tout espoir n'était pas mort pour moi. Puisque Michel m'aimait, je n'abandonnerais pas la lutte. Je le vaincrais, ce Dieu pour la loi duquel il me sacrifiait en se sacrifiant lui-même! Michel Dorques serait à moi, à moi seule. ”
