Jean Balde,
Reine d’Arbieux
(1928)
“ Mme de la Brèche n’avait pas entendu la voiture. Elle était dure d’oreille. D’autre part, comme beaucoup de femmes âgées, qui ne vivent plus que par la mémoire, cette réserve fidèle du cœur, elle était absorbée par ses souvenirs. Précisément, elle songeait à Reine. Lorsque Clémence avait été si longtemps malade, il lui était arrivé de jeter sur l’orpheline des regards d’envie. La présence de cette enfant belle et bien portante lui était pénible. De même, le jour du mariage, et quand elle l’avait revue chez les Dutauzin, gracieuse, élégante, entourée d’une rumeur flatteuse, elle avait souffert. ”
