Paul Féval

Résumé

Paul Féval L'homme du gaz (2e édition) (1873)

Lion Rabbe continua : — Nous n'avons plus qu'un instant, et j'achève. Tu vois les choses comme elles sont : cet homme et moi, nous sommes les champions d'un mortel combat. Si je ne risquais que ma vie, je l'attendrais de pied ferme; mais je porte sur moi un trésor qui est le secret de mon pays ; je n'ai pas le droit d'accepter le défi. Demain au plus tard, cette nuit peut-être, je serai en route pour la frontière du Rhin. Clémence, j'aime trop ma patrie pour vous blàmer si vous, Française, vous hésitez entre la France et moi.
Source : Gallica

Paul Féval L'homme du gaz (2e édition) (1873)

La force humaine a des limites. Il est des heures d'épuisement où ma raison s'absente. Ce n'est pas M. de Pontal qui est fou, Clémence, je te l'ai déjà dit, c'est moi.
La main de Mme Rabbe étouffa ce mot sur ses lèvres.
Il reprit après un court silence.
— Cet homme, à force de combattre, a appris l'escrime. Il m'attaque sur un terrain nouveau. L'accusation est absurde, mais qu'importe! Contre ce coup, je
ne peux plus m'abriter derrière l'aveuglement de l'administration française, du monde français, de tout ce qui bavarde au lieu de penser, et ricane au lieu de regarder.
Source : Gallica

Paul Féval L'homme du gaz (2e édition) (1873)

Ce fut Armelle qui rompit le silence.
— Je ne peux pas vous dire, murmura-t-elle, comme j'ai confiance en vous.
— Mille grâces, répondit Hubert gaiement; alors, je n'ai qu'à me bien tenir : notre ami Adrien va s'étendre tout de son long sur le taris. Je le vois arriver.
— Ne vous moquez pas. C'est vrai, je veux vous parler d'Adrien.
— J'écoute. Quand vous aurez fini, je vous parlerai de moi.
Elle rougit légèrement.
— Vous tenez donc à railler toujours ? dit-elle.
— Parfois, répliqua-t-il, c'est une porte de derrière très-commode pour faire retraite, quand on s'est trop bravement avancé.
Source : Gallica

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