Résumé

Louis-François Raban Les Mystères du Palais-Royal, par sir Paul Robert… (1845)

Il était dix heures ; les deux jeunes filles et leurs amphytrions étaient encore à table, fêtant le dessert le plus galant, et faisant sauter les bouchons du Champagne. Le libraire tenait parole : il avait presque de l'esprit. Le bibliothécaire était parvenu à se faire pardonner sa perruque et ses quarante-cinq ans. Il était si spirituel, si gai ; il disait si bien ces jolis riens qui plaisent tant aux femmes ; il laissait entrevoir à Régine une vie si douce et tant de plaisirs en échange d'un peu d'amour, que la tendre jeune fille, le Champagne aidant , le trouvait charmant et presque jeune.
Source : Gallica

Louis-François Raban Les Mystères du Palais-Royal, par sir Paul Robert… (1845)

Elle entra dans la maison où demeurait sa nièce; le misérable la suivît jusqu'au quatrième étage; puis, d'un signe il la cloua sur le palier, et montant l'escalier quatre à quatre, il arriva à la mansarde de Régine. En l'apercevant, elle jeta un cri d'effroi.
— Ah! fit le misérable en accompagnant ses paroles d'un rire satanique, je savais bien, moi, qu'elle serait joyeuse de me revoir, cette chère enfant!... mais hélas! la vie est courte, et je n'ai que bien peu d'instants à accorder à la manifestation de si doux sentiments.
Source : Gallica

Louis-François Raban Les Mystères du Palais-Royal, par sir Paul Robert… (1845)

Enfin une dernière porte s'ouvre, et Régine, après un moment d'hésitation, entre dans un salon resplendissant de lumière. Là, autour d'une table chargée de fleurs au milieu desquels flamboie un énorme bol de punch, sont assis trois hommes et un essaim de femmes à demivêtues de gazes transparentes ; les yeux brillants, le visage en feu, le rire sur les lèvres. La jeune marchande s'arrête ; elle vient de reconnaître les trois hommes qui l'ont si fort effrayée une heure auparavant, et dont les paroles et les actes ont amené l'intervention d'Adrien.
Source : Gallica

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