Louis-François Raban, Les Mystères du Palais-Royal, par sir Paul Robert… (1845)
“ Il était dix heures ; les deux jeunes filles et leurs amphytrions étaient encore à table, fêtant le dessert le plus galant, et faisant sauter les bouchons du Champagne. Le libraire tenait parole : il avait presque de l'esprit. Le bibliothécaire était parvenu à se faire pardonner sa perruque et ses quarante-cinq ans. Il était si spirituel, si gai ; il disait si bien ces jolis riens qui plaisent tant aux femmes ; il laissait entrevoir à Régine une vie si douce et tant de plaisirs en échange d'un peu d'amour, que la tendre jeune fille, le Champagne aidant , le trouvait charmant et presque jeune. ”
