Résumé

Various L'Illustration, No. 0021, 22 Juillet 1843

Cette reine des Péris a lu dans le coeur d'Achmet et s'est dit: «C'est moi qu'il désire et qu'il aime sans me connaître; c'est moi qui suis son rêve, et les femmes terrestres ne sont que son cauchemar.» Comment ne serait-elle pas sensible à une passion aussi involontaire et aussi désintéressée? La tendre Péri quitte son royaume idéal et descend dans le monde réel, suivie de cet essaim de beautés voltigeantes qui forme sa cour. Elle s'approche d'Achmet et se penche sur son front. Il ouvre les yeux, il la regarde, il la reconnaît, quoiqu'il ne l'ait jamais vue
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 0021, 22 Juillet 1843

Cette espèce de tendresse que la femme ressent facilement pour ceux dont on médit ou qu'on persécute, l'admiration du monde pour le génie de Goethe, ou bien peut-être une sympathie innée, créèrent l'amour dans le coeur de Bettina. Elle se mit à aimer Goethe de toute la force de son âme et de toute la force de son esprit, et cet amour devint la forme sous laquelle s'exprima la poésie, l'ardeur de sa jeune imagination. Goethe fut pour elle le miroir de toutes les splendeurs de la nature, de toutes les splendeurs de la divinité, et fut la divinité même.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 0021, 22 Juillet 1843

On a dit que Molière avait été obligé de former son public. L'éloge est plus grand qu'on ne pense, car on n'a pas vu que former un public à des chefs-d'oeuvre, c'était faire une nation.
Et en effet celui qui sut rendre sensible à une foule grossière les traits les plus fins de l'esprit, les sentiments les plus délicats du coeur, qui lui fit comprendre, craindre et éviter le ridicule, connaître, aimer et rechercher les convenances; celui qui épura son goût jusqu'au point de lui rendre familières les sublimes beautés du Tartufe et du Misanthrope, que fit-il autre chose que de former une nation?
Source : Gutenberg

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