Résumé

Notice sur le monument érigé à Paris par souscription à la gloire de Molière… (1844)

La ville de Paris, en s'honorant de tout ce qu'il y a de parisien dans Molière, n'a pas la puérile ambition de revendiquer sa gloire pour elle seule. Elle en conclut seulement qu'à elle seule est réservé le droit de payer la plus forte part dans ce tribut que le pays tout entier veut solder. Une gloire telle que celle de Molière appartient, comme son génie et comme le monument qu'on lui élève, à la France et au monde ; la ville de Paris est heureuse et fière de le proclamer.
Source : Gallica

Notice sur le monument érigé à Paris par souscription à la gloire de Molière… (1844)

Nous n'insisterons pas plus longtemps , Messieurs, sur les motifs qui recommandent ce projet de loi à votre approbation. Il suffisait de vous les indiquer ; vous les avez tous présents à la pensée. Ce n'est pas dans cette chambre que le grand nom de Molière peut redouter une froide indifférence. Vous êtes les gardiens des richesses du pays, mais vous n'oublierez pas que, parmi ces richesses, il est des trésors dont la France est avant tout jalouse, et qu'elle nous demande de ne pas laisser périr; ces trésors, c'est sa gloire intellectuelle, c'est sa reconnaissance envers le génie.
Source : Gallica

Notice sur le monument érigé à Paris par souscription à la gloire de Molière… (1844)

Honorer le nom de Molière, c'est payer la dette du pays, qui lui doit une si grande gloire littéraire. Tel est l'objet du projet de loi voté par la Chambre des Députés, et que le Roi nous a ordonné de soumettre à vos délibérations.
La pensée d'élever un monument à cet immortel génie n'est pas nouvelle. Plusieurs fois, à diverses époques, des souscriptions ont été ouvertes pour la réaliser, mais toujours inutilement. Il fallait, pour accomplir ce vœu de tous les amis des lettres, une circonstance favorable qui fixât les esprits sur le choix d'un emplacement convenable.
Source : Gallica

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