Résumé

Le Sergent Blandan et le combat d'El-Mechdoufa… (1887)

Tout ce qui reste debout lutte avec une énergie surhumaine, que soutiennent les ardentes excitations de Blandan; tout ce qui peut encore tenir une arme combat avec ce courage qui illumine et fait resplendir les derniers moments des martyrs, qu'ils meurent pour la Patrie ou pour tout autre généreuse croyance. Néanmoins, quand, à un certain moment, nos braves conscrits ne se voient plus que cinq pouvant encore combattre, ils comprennent, ces enfants de vingt ans, qu'à moins d'un miracle, ils sont bien exposés à ne jamais revoir leurs mères.
Source : Gallica

Le Sergent Blandan et le combat d'El-Mechdoufa… (1887)

En effet, au coup de feu de Blandan, les cavaliers ennemis sont montés précipitamment à cheval, et se disposent à combattre cette téméraire poignée de braves, qui, dans leur esprit, doivent, sans aucun doute, être frappés de démence : ils se ruent aussitôt, en poussant leur cri de guerre, à l'attaque de ce groupe superbe d'audace et de fierté; ils l'enveloppent, et se mettent, en le criblant de balles, à tournoyer autour de lui comme une volée de rapaces autour d'un cadavre.
Source : Gallica

Le Sergent Blandan et le combat d'El-Mechdoufa… (1887)

J'ai à vous signaler un fait héroïque qui, à mes yeux, égale, au moins, celui de Mazaghran : là, quelques braves résistent à plusieurs milliers d'Arabes ; mais ils sont derrière des murailles, tandis que, dans le combat du 11 avril, 21 hommes porteurs de la correspondance sont assaillis en plaine, entre Bou-Farik et Mered, par 250 à 300 cavaliers arabes venus de l'Est de la Mitidja. Le chef des soldats français, presque tous du 26m° de Ligne, était un sergent nommé Blandan.
Source : Gallica

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