Daisy

Définition et enjeux

Camille Bellaigue,  Revue musicale - 14 mars 1914

“ Est doux comme une fleur et fort comme un soutien.
(Il s’appelle tout simplement Greham.) Daisy, « entraînée par la duchesse, se dirige vers la grande porte, derrière laquelle il y a tant de lumière, de musique et de bonheur... Des voix heureuses, sortant par bouffées de l’hôtel, attirent Daisy comme des écharpes qui seraient des souffles... Daisy doit avoir bien froid ; mais elle sourit avec extase, car son âme, emportée par le rêve, est ailleurs, dans la maison et dans l’amour ; et ce n’est plus que son misérable corps qui est resté là, parmi la glaciale réalité... »
”
Source : Wikisource

Camille Bellaigue,  Revue musicale - 14 mars 1914

“ Daisy, que le blanc linceul a presque toute recouverte, dort toujours, d’un sommeil semblable à la mort, et d’où la mort bientôt va s’ensuivre. Mais la mort même aura pour Daisy quelque douceur, une douceur où se mêleront jusqu’à la fin le réel et le rêve. C’est peut-être ici que le mélange est le plus agréable. Entre les deux élémens, l’équivoque est bien ménagée, gardée avec mesure, et, si l’on peut dire, filée avec délicatesse. Revenu dès l’aube sur la place, le bon joueur d’orgue retrouve sa petite camarade. Il la réveille, la réchauffe et la ranime pour quelques instans. ”
Source : Wikisource

Portrait de Julia Kavanagh Julia Kavanagh,  Tuteur et pupille : roman anglais… (1877)

“ « Comme cette pauvre Daisy a mauvaise mine !
— Elle souffre de ton départ, répondit Kate ; la pauvre enfant t'aime chaque jour davantage.
— Tu crois?
— J'en suis sûre; elle souffre, essaye de le cacher, n'y parvient pas ; et tu sais qu'il faut être bien belle pour ne pas être enlaidie par les larmes.
— Elle n'est pas jolie ; mais elle a de beaux yeux, reprit Cornélius.
— Ce qui ne l'empêche pas d'être laide, » ajouta sa sœur.
”
Source : Gallica

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