Farafangana

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Victor Augagneur Jean-Victor Augagneur Erreurs et brutalités coloniales

Entre les assistants s’engagea une conversation : qu’allait-on faire de Kotavy ? Les militaires demandaient qu’il fut immédiatement fusillé avec éclat, devant la population de Sandravinany. Ils jugeaient cette exécution indispensable comme exemple donné aux indigènes, qui hier encore, suivaient Kotavy dans sa révolte. M. Lepreux, plus modéré, décida que Kotavy serait déféré à une cour criminelle siégeant à Farafangana. Un télégramme fut expédié à ce sujet au procureur général à Tananarive.
Quelqu’un opina que Kotavy devrait suivre le gouverneur à Farafangana.
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Portrait de Victor Augagneur Victor Augagneur Erreurs et brutalités coloniales

Dans la province de Farafangana, les occupants agirent comme, avant eux, avaient agi les dominateurs howas. Au changement de maîtres, l’indigène ne gagna rien. Les exigences des européens, justes ou non, leurs règlements, s’imposaient uniquement par la force arbitrairement employée.
La révolte n’eut pas d’autre cause que les excès de l’administration.
Évidemment, les indigènes abhorraient l’autorité française, et comment auraient-ils pu ne pas l’abhorrer tandis qu’ils souffraient de sa brutalité ?
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Portrait de Victor Augagneur Victor Augagneur Erreurs et brutalités coloniales

Le travail forcé ne peut être imposé que par des moyens indirects. Évidemment, comme nous l’avons vu à Madagascar dans la province de Farafangana, des travaux de routes ont pu être réalisés par l’action directe des miliciens ou des tirailleurs, racolant les indigènes dans les villages, les amenant sur les chantiers, leur imposant des tâches et les obligeant par la force à les accomplir.
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