Achille Mélandri,
Les Farfadets
“ Les bruyères et les marjolaines reçurent son tiède baiser d’adieu. Puis, une à une, les étoiles clairettes se mirent à contempler la terre. Le pâtre doubla le pas, n’osant regarder en arrière. Il entendait la voix des oiseaux qui s’enfuyaient à tire d’aile, loin des voûtes enténébrées de la forêt. « Malheur ! malheur ! » glapissait la mésange. « Hélas ! hélas ! » clamait le grillon. Et voilà que comme il débouchait au carrefour de la Croix-qui-Penche, le Bos vit voler à sa rencontre le sphinx-tête-de-mort, un grand papillon de nuit aussi large que les souris chauves. ”
