Résumé

Les Mille et Un Jours, 1919

Commandeur des croyants, accordez à mes prières la vie d’Aboulfatah. Qu’il vive ! qu’il soit témoin de mon bonheur ! qu’il voie toutes les bontés que vous avez pour moi ; ne sera-t-il pas assez puni ?
— Ô trop généreux Aboulcasem ! s’écria l’empereur, que vous méritez bien de régner ? Que les peuples de Basra seront heureux de vous avoir pour roi ! — Seigneur, lui dit le jeune homme, j’ai encore une grâce à vous demander. Donnez au prince Aly ce trône que vous me destinez. Qu’il règne avec la dame qui a eu la générosité de me dérober à la fureur de son père.
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Les Mille et Un Jours, 1919

Ô ciel ! m’écriai-je, dois-je me réjouir de rencontrer Zélica ? Mais, que dis-je ? est-ce la retrouver que d’apprendre qu’un puissant roi la tient enfermée dans son sérail ! Si, rebelle à l’amour de Firouzschah, elle ne fait que traîner des jours languissants, quelle douleur pour moi de la voir souffrir ! et si elle est contente de son sort, puis-je l’être du mien ? — Je suis ravie, me dit Calé-Cairi, que vous ayez des sentiments si délicats, la princesse les mérite bien : quoique passionnément aimée du roi de Candahar, elle n’a pu vous oublier
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Les Mille et Un Jours, 1919

Adieu, je vais remplir mon destin et porter ma tête au cadi ; pour vous, belle Dilara, vivez et souvenez-vous quelquefois d’un homme qui vous a si tendrement aimée. — Ah ! Couloufe, répondit la dame en fondant en larmes, vous allez mourir, et vous m’exhortez à vivre ! pensez-vous que la vie puisse avoir des charmes pour moi ? Cruel ! tu veux donc que je traîne des jours languissants et déplorables ? Non, non, je veux t’accompagner et descendre avec toi dans le tombeau. Taher, l’odieux Taher, verra périr ce qu’il aime avec ce qu’il hait : Il n’aura pas lieu de se réjouir de ton trépas.
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