Auguste de Villiers de L’Isle-Adam

Auguste de Villiers de L’Isle-Adam

Résumé

Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,  Isis

“ La pensée de Tullia Fabriana ne devait pas avoir bronché dans les abîmes ; il était clair que, pareille au plongeur de la ballade, elle rapportait la coupe d’or à quelque roi inconnu. — Maintenant, c’était passé !... La lutte était finie ; l’ange était vaincu. Les sueurs mortuaires de l’angoisse, la vaste épouvante du désespoir, la sublime extase de la vie éternelle, tout cela formait, au fond de son âme, un sombre amas de souvenirs. Elle était comme un voyageur qui revient des pays inconnus. Son front grave avait la beauté de la nuit : c’était la reine du vertige et des ténèbres. ”
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Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,  Isis

“ Je ne frémis pas de ce que je n’aime rien, et c’est parce que je ne tiens à rien que je suis au-dessus de la plupart des souffrances. Je ne sais pas me satisfaire de ce qui dure peu ; je n’ai point d’enthousiasme pour ce qui finit ; je n’aime pas le bruit du vent dans les forêts ; je n’aime pas l’Océan ni les astres de la nuit ; je ne tiens guère à une beauté qui doit s’annuler d’elle-même et qui est à la merci du moment qui passe ; rien, désormais, de terrestre, ne me captivera.
En prononçant ces paroles, Tullia Fabriana s’était levée et avait allumé un candélabre.
”
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Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,  Isis

“ Si vous avez le bonheur d’éveiller en elle un mouvement de sympathie, amitié, bienveillance, amour, n’importe, vous n’aurez qu’à vous laisser un peu conduire les yeux bandés, vous arriverez où bon vous semblera. Je lui ai parlé de vous.
— Ah ! dit le comte.
Forsiani le regarda.
— Ce qui m’a surpris, continua-t-il, c’est le regard clair et inaccoutumé dont elle accompagna sa phrase : « Amenez-le-moi, » et l’attention inusitée qu’elle parut prendre à ce fait de votre récente arrivée à Florence. Elle avait quelque chose de changé dans le son de voix.
”
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