Résumé

Léon Deschamps Histoire de la question coloniale en France (1891)

Le négociant colon et le négociant de la métropole ne sont-ils pas tous deux sujets du même prince? Ne travaillent-ils pas tous deux à leur bien-être particulier, mais d'harmonie avec celui de l'État? De quel droit l'un serait-il dépendant de l'autre? Que le négociant soit donc Français, patriote, et qu'il aime le bien général! Tout État maritime sans colonies est, quand il plaît à ses voisins, sans commerce. Conservons donc et favorisons ce qui reste des colonies françaises, puisque la France ne peut se passer de commerce !
Source : Gallica

Léon Deschamps Histoire de la question coloniale en France (1891)

Les arguments produits ont été ou politiques et de circonstance, ou scientifiques et de principe.
Dans l'état actuel de l'Europe, a-t-on dit, et en présence des menaces de l'Allemagne, c'est plus qu'une faute, c'est un crime de disperser nos forces.
Dans l'état de division où sont les esprits en France et devant l'opposition monarchique toujours aux aguets, c'est une trahison d'obérer nos finances et d'écarter l'idée de revanche; car, pour s'implanter dans le coeur de tous les Français, la République a le devoir de réparer les gaspillages monarchiques et la honte de 1870.
Source : Gallica

Léon Deschamps Histoire de la question coloniale en France (1891)

Il faut avoir le respect de la personne humaine et de ses droits pour admettre aussi bien l'autonomie administrative des colonies, la liberté civile et politique des colons, l'égalité commerciale de la colonie et de la métropole, que l'autonomie, la liberté et l'égalité de tous les citoyens d'un même État. On peut l'établir en axiome : point de régime libéral aux colonies sans institutions libres dans la métropole.
Source : Gallica

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