H. Fortoul

Élements biographiques

H. Fortoul Revue des Deux Mondes

Béranger, Lamartine et Victor Hugo lui doivent leur renommée, parce qu’ils l’ont trempé dans des genres plus vivans, et fécondé par les merveilles de l’Invention, cette fée particulière de l’art moderne.
L’Invention, ce n’est pas une combinaison d’images ou d’événemens ; c’est plus que cela : c’est le désir d’un idéal ; c’est le pressentiment d’un but. L’Invention s’exerce au-dessus de la réalité ; elle est distincte de l’Imagination qui lui prête les couleurs cueillies sur la robe de l’univers. L’Invention est une faculté innée et spéculative, qui trouve en elle-même sa vie et sa direction.
Source : Wikisource

H. Fortoul Revue des Deux Mondes

Il était réservé à un sculpteur athénien, à Phidias, de faire subir à l’art réaliste des Doriens la transformation qui devait enfin produire le type complet de l’art grec. Athènes avait plus qu’Égine le sentiment du beau, parce qu’elle avait un plus juste sentiment de l’infini, c’est-à-dire une tradition plus entière de l’Orient et de l’Égypte ; aussi fut-elle destinée à ajouter à l’imitation qui distinguait les ouvrages de sa rivale l’idéal qui leur manquait, et à rappeler leurs mouvemens divergens à une plus harmonieuse unité.
Source : Wikisource

H. Fortoul Revue des Deux Mondes

Les têtes sont un ressouvenir de l’époque où la statuaire, entièrement bornée aux objets religieux, ne taillait que des idoles ; les corps font penser à un temps où l’esprit grec, s’affranchissant des chaînes sacerdotales, tourna toutes ses idées vers les luttes guerrières, et créa ces jeux renommés dont l’art, devenu dès-lors politique, fut chargé d’immortaliser les vainqueurs. Ainsi, dans les marbres d’Égine, on lit toute l’histoire des sources de l’art antique ; la période des dieux et celle des athlètes y sont écrites l’une à côté de l’autre de la manière la plus éclatante.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature