Jean Marie Soucaret

Résumé

Jean Marie Soucaret Éloge de Jasmin (1865)

Son âme s'est épanouie au rayonnement de la révélation; loin de s'y trouver à l'étroit, son talent y a puisé une force de conviction, une tendresse, une hauteur de pensées, une sublimité d'inspiration, une douceur d'espérance, un calme de résignation,
qu'on chercherait vainement dans les plus éclatants génies de ce temps, qui ont brisé les ailes à leur esprit en se renfermant dans les horizons rétrécis du naturalisme ou du déisme.
Les uns, repoussés de la société comme des êtres malfaisants, lui lancent l'outrage, l'injure et la menace
Source : Gallica

Jean Marie Soucaret Éloge de Jasmin (1865)

Jasmin a creusé un sillon plus modeste, mais plus utile : il lui a confié le grain qui produit au centuple.
Vers ses derniers jours, cette foi expansive a eu l'occasion de se manifester avec éclat. D'Arius à M. Renan, des voix se sont élevées qui ont envoyé à leur siècle cette parole sinistre et désolée : Dieu n'est pas Dieu ! Jésus-Christ n'est qu'un homme! Mais deNicée à Pie ix, leur siècle leur a répondu, et a inscrit sur leur tombe déshonorée : prophète menteur, oracle impur! Le poète croyant et populaire, l'ami du pauvre et du souffrant, a entendu un jour ce blasphème.
Source : Gallica

Jean Marie Soucaret Éloge de Jasmin (1865)

Enfin, l'auteur des Harmonies et Méditations, à qui le poète agenais dédiait la Semaine d'un fils, lui répondait, sans doute autant par conviction que par flatterie : « Je suis fier de lire mon nom dans cette langue. »
Il était heureux de faire le bien : il n'était pas moins heureux d'être applaudi en le faisant. En présence de ces foules qui l'acclamaient, qui lui savaient gré de parler leur langue et de rendre leurs propres sentiments dans cette langue, cette nature naïve, épanouie, ne cherchait pas à se dissimuler. Sa vie eut le caractère d'une fête : « cado jour és diméche. »
Source : Gallica

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