Samuel Richardson,
Histoire du chevalier Grandisson
“ C’est assez ; comptez, Madame, que votre Clémentine n’a pas l’ame si basse, qu’elle ait besoin des consolations d’une Mere pour soutenir cette indignité. Je ne la ressens que pour mon Pere, pour vous, Madame, & pour mes Freres. Que le Ciel bénisse l’Étranger, quelque Pays qu’il habite ! Il y auroit peu de noblesse à s’emporter contre lui. N’est-il pas Maître de ses résolutions ? Mais il me rend maîtresse aussi des miennes. Ne craignez pas, Madame, que je manque de fermeté dans cette occasion. Vous, Madame, mon Pere, mes Freres, vous n’aurez rien à me reprocher. ”
