Résumé

Albert Delacour L’anarchisme à Rome, il y a 2 000 ans

Vers l’année 186, la conjuration était forte plus que jamais. Les pauvres, les esclaves, la populace des villes accouraient en foule offrir aux orgéons leurs bras robustes et leurs maigres pécules ; des riches, des heureux, se mêlaient à la foule des déshérités par curiosité, peut-être pour des blessures d’orgueil et d’ambition fréquentes dans cette société romaine si passionnée de la tradition et des lois ; surtout des femmes, enchantées de ces rêves d’émancipation, où elles rêvaient de s’asservir les hommes.
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Albert Delacour L’anarchisme à Rome, il y a 2 000 ans

Là on leur enseignait qu’il n’y a d’autre dieu que Bacchus ou Liber, « à la fois celui qui féconde et affranchit », la vie intarissable et éternelle dont tous les hommes, maîtres ou esclaves, sages ou criminels, citoyens ou étrangers, ne sont que des manifestations équivalentes et passagères : « L’homme, s’écriaient les nouveaux prophètes, est toujours bon et saint, lorsqu’il s’abandonne aux inspirations infaillibles de l’instinct universel, conformant toute sa vie aux devoirs sacrés de l’affection mutuelle et de l’amour égalitaire ! »
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