Résumé

Journal d'un dragon d'Egypte (14e dragons… (1899)

Le lieutenant Arnoux du 18e à la tête de 15 cavaliers n'hésita pas à charger un escadron ennemi qu'il rompit et replia jusque sur son infanterie malgré les boulets et la mitraille. Un sabre d'honneur récompensa ce trait d'audace qui n'est point rare parmi nos soldats.
La nuit précédente, les dragons Bagout et Touchebœuf du 14e étaient en vedette à l'extrémité gauche de la ligne une heure avant le jour. L'obscurité et le silence les empêchèrent de s'apercevoir du mouvement que l'ennemi faisait à la droite, et de la retraite de nos avant-postes sur le camp.
Source : Gallica

Journal d'un dragon d'Egypte (14e dragons… (1899)

Sa mission terminée, Palluel voyant les alentours sillonnés de patrouilles ennemies refusa de s'enfermer à Aboukir et fondit sur les Anglais le sabre au poing. Bientôt entouré de toutes parts il tombe à terre sous son cheval criblé de coups de baïonnette. Il se dégage aussitôt et tient tête à cinq Anglais qui le somment de se rendre.
Sa latte fait le vide autour de lui, deux de ses assaillants sont mortellement blessés ; il est assez heureux pour se débarrasser des autres et rejoindre sain et sauf sa colonne aux applaudissements de tous les témoins d'un acte si courageux.
Source : Gallica

Journal d'un dragon d'Egypte (14e dragons… (1899)

Nos dragons ont le fusil haut, prêts à faire feu, les carabiniers de la 2e légère attendent un repos de l'arme. A demi portée de mousqueton seulement, Junot commande le feu. La fusillade éclate alors couvrant le bruit des hennissements et le fracas des armes. A travers l'épaisse fumée qui nous entoure j'aperçois ces hideux cavaliers au visage basanné qui hurlent autour de nous comme des démons, mais déjà le chef de brigade Duvivier a fait mettre le sabre à la main, nous recevons de pied ferme la charge furieuse des Turcs et nos lattes commencent de terribles ravages dans leurs rangs.
Source : Gallica

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