Résumé

Joachim Revel Du Perron Journal particulier d'une campagne aux Indes occidentales… (1898)

L'obscurité de la nuit, le silence, en imposaient à l'imagination; en un mot, s'il eût paru quelques habits rouges, ou qu'on eût entendu quelques coups de fusil, on ne peut prévoir ce qui aurait pu arriver. On nous amena à bord du vaisseau sur les quatre heures après minuit, cent
chasseurs de Champagne commandés par quatre officiers, qui nous apprirent qu'ils étaient descendus dans l'île sans la moindre résistance, qu'ils s'étaient portés sur un morne vis-à-vis du morne Fortuné et qu'ils n'avaient pas vu un seul Anglais.
Source : Gallica

Joachim Revel Du Perron Journal particulier d'une campagne aux Indes occidentales… (1898)

Rien de plus comique qu'un colonel embarqué: réduit à mettre sa précieuse personne dans un hamac branlant, obligé de supplier pour avoir un peu d'eau pour faire sa grande toilette, coudoyé par un matelot malpropre et goudronné, disputant le coup de chapeau à une troupe de jeunes enseignes qui se font un plaisir de le plaisanter et de le turlupiner, obligé par force d'être honnête, crainte de compromettre son éminente seigneurie vis-à-vis de ces jeunes têtes; en honneur, son embarras est à mourir de rire, et il y a de quoi faire faire un peu de bon sang à un pauvre officier d'infanterie.
Source : Gallica

Joachim Revel Du Perron Journal particulier d'une campagne aux Indes occidentales… (1898)

Il y avait encore derrière nous quatre ou cinq vaisseaux et nous avions aperçu à la nuit les perroquets de plusieurs bâtiments ennemis.
Du moment que nous fûmes sous la terre, le calme nous prit, comme il arrive toujours lorsqu'on serre la côte des Iles-sous-le-Vent à deux ou trois lieues. Les mornes et hauteurs de l'île interceptent la brise réglée de l'est, et on ne sent plus que quelques folles brises qui durent quelques instants et qui viennent indifféremment de toutes les parties de l'horizon.
Source : Gallica

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