Jacques Mortane

Élements biographiques

Portrait de Jacques Mortane Jacques Mortane,  Les as peints par eux-mêmes : étude sur les héros disparus (1917)

“ Héros obscurs comme eux, tous leurs camarades de l'aviation de reconnaissance, qui, eux aussi, s'envolent à l'ordre et tournent sans trêve aù-dessus de l'ennemi, dans la pluie d'acier de sa mitraille. Sentinelles de l'air, sacrifiées comme celles qui montent la garde à terre, coûte que coûte il leur faut rapporter le renseignement précis, découvrir les mouvements de troupes et les nouveaux apports d'artillerie, repérer une position, dénicher une pièce sous son maquillage. C'est grâce à leur sublime dévouement, qu'une attaque ennemie échoue et que chez nous un coup de main réussit. ”
Source : Gallica

Portrait de Jacques Mortane Jacques Mortane,  Sous les tilleuls : la nouvelle Allemagne (1928)

“ Par le chant, l'homme doit se rendre compte que ce n'est pas par hasard et dans un ordre quelconque que les notes se suivent, mais qu'il y a là de la vie, du mouvement, du rythme. Après s'être assimilé ces bases il se familiarisera peu à peu avec l'oeuvre et l'esprit des grands maîtres. C'est un long chemin assurément du chant primitif à la science d'un Bach ; mais c'est le seul qui permette au peuple de faire de la musique une partie intégrante de son moi, au lieu d'admirer béatement, sans comprendre, le grand art du maître. ”
Source : Gallica

Portrait de Jacques Mortane Jacques Mortane,  Les as peints par eux-mêmes : étude sur les héros disparus (1917)

“ Alors commence la descente effroyable, horrible, le cauchemar de ma vie. Je n'ai pas
eu le temps de couper mon moteur qui tourne avec des secousses odieuses, l'hélice étant brisée. C'est la chute sur le nez, à plus de 200 kilomètres à l'heure. Depuis 2.000 mètres jusqu'à 1.000, je suis incapable de faire le moindre geste, tant la chose s'est passée rapidement. Puis je réussis à couper, j'arrête les gaz et l'essence, je me cramponne à mon levier que je manœuvre en tous sens : la profondeur obéit un peu, les ailerons sont sans effet. Le bolide ralentit sa chute, mais vrille toujours.
”
Source : Gallica

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