André Aubréville

Élements biographiques

André Aubréville Étude sur les forêts de l'Afrique équatoriale française et du Cameroun… (1948)

Je ne reviendrai pas sur le processus même de la disparition de la forêt sous les coups répétés des défrichements et des feux ; je rappellerai seulement combien l'équilibre de cette forêt était instable sur un sol superficiel porté par des carapaces latéritiques fossiles et sous un climat à saison sèche sévère et longue de trois à quatre mois. L'excès des défrichements et des feux, dans un pays abondamment arrosé par des pluies violentes alternant avec de fortes sécheresses, a amené l'érosion par décapage de la terre cultivable et rendu ce pays aride, inculte et inhabitable.
Source : Gallica

André Aubréville Étude sur les forêts de l'Afrique équatoriale française et du Cameroun… (1948)

Par les vides de cette végétation du premier plan on aperçoit la véritable structure de la forêt avec ses grands fûts, ses lianes et son mystère ; face à la lumière et devant l'eau, c'est une débauche de draperies vertes, un paravent de feuillages qui cachent la forêt ; elle existe derrière ces décors dans une pénombre ténébreuse, entièrement inondée et s'étendant sur des distances inappréciables, car le regard ne pénètre pas à plus d'une vingtaine de mètres sous bois.
Source : Gallica

André Aubréville Étude sur les forêts de l'Afrique équatoriale française et du Cameroun… (1948)

Si l'homme disparaissait brusquement du Gabon, l'okoumé, un siècle plus tard, ne tarderait guère à être submergé par les essences de la véritable forêt primaire équatoriale.
Ce que des générations de défricheurs indigènes ont fait inconsciemment au Gabon, avec ce résultat de rendre possible une production exportatrice d'okoumé qui déjà dure depuis cinquante ans, il serait sage de le continuer consciemment et, par notre technique européenne, de l'étendre et de l'amplifier pour créer sûrement une richesse considérable.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature