Émile De Wildeman

Élements biographiques

Émile De Wildeman Documents pour l'étude de la géo-botanique congolaise… (1912)

C’est la grande forêt équatoriale, imposante, majestueuse, où l’homme est réduit à la dimension de pygmée à côté de ces géants du règne végétal dont les premières branches naissent, là-bas, très haut au-dessus de nos têtes et dont les troncs énormes forment comme les mille colonnes de ce temple de verdure. On avance sur un sol presque déblayé de toute végétation, car l’ombre est trop intense pour permettre aux petites plantes de pousser, et le pas est adouci sur une terre ouatée par les débris des feuilles qui ont formé comme un épais et moelleux tapis.
Source : Gallica

Émile De Wildeman Documents pour l'étude de la géo-botanique congolaise… (1912)

Là où le sol se relève un peu, la forêt commence à s’éclaircir, les arbres s’écartent, çà et là on aperçoit la ligne élancée des troncs blancs des bombax, tandis que le sous-bois s’encombre de buissons de plus en plus touffus ; c’est le supâ, refuge des antilopes. A mesure qu’on s’éloigne des ruisseaux, que la lumière pénètre, la végétation basse s’anime. Bientôt un peuple de lianes, enlacées, entrecroisées, enveloppe la forêt de son réseau continu... C’est le pongbo ou forêt à lianes.
Source : Gallica

Émile De Wildeman Documents pour l'étude de la géo-botanique congolaise… (1912)

Et toutes ces plantes, toutes ces fleurs rampent, grimpent, s’embrassent, s’enchevêtrent, couvrant de leurs ondes tout ce qui n’est pas verdure ou fleur, racines, tronc d’arbres et principalement les vaincus de la vie qui pourrissent sur le sol, car là où gisent épars les restes de ces infortunés, la forêt, loin de laisser voir le deuil, n’offre aux regards qu’un sourire de verdure et de fleurs !
Source : Gallica

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