Œillet Des Murs

Résumé

Œillet Des Murs La fauconnerie ancienne et moderne (1862)

Le Gerfaut n'est pas toujours docile; il est parfois quinteux, méchant, querelleur; il lui arrive quelquefois, pendant le vol, de chercher querelle au Faucon qui l'accompagne, au lieu d'attaquer franchement le gibier.
De tous les oiseaux de proie, dit Sonnini, le Gerfaut est, après l'Aigle, le plus fort, le plus vigoureux et le plus hardi; il ne craint pas même de se mesurer avec le tyran des airs, et, dans un engagement en apparence inégal, il prouve, par ses victoires, ce que peut la valeur contre les avantages de la taille et des armes.
Source : Gallica

Œillet Des Murs La fauconnerie ancienne et moderne (1862)

Le Faucon est sauvage, naturellement indocile, insensible à la louange, aux caresses, aux corrections. Ses instincts l'éloignent de l'homme; il n'aspire qu'à la liberté et ne demande que l'isolement et l'espace. Il hait la main qui le nourrit, ne se soumet qu'à la faim et n'a même pas la reconnaissance de l'estomac, car dès qu'il n'a plus faim il cesse d'être soumis et n'a plus la moindre excitation pour la chasse.
Source : Gallica

Œillet Des Murs La fauconnerie ancienne et moderne (1862)

Averti par cette épreuve que l'ongle du pouce est l'organe frappeur, on a pu, malgré la rapidité des passades, voir les deux mains de l'oiseau ouvertes et adossées aux côtés charnus du poitrail qui remplissent alors les fonctions de coussinets destinés à amortir le coup, et le Faucon, ainsi disposé, se porter sur sa proie avec toute l'adresse dont il est capable, c'est-à-dire en faisant ses passades rasantes et aplaties; trop arrondies ou trop plongeantes, il risquerait de s'écraser lui-même contre terre en portant à faux.
Source : Gallica

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