Gustave Duwarnet

Résumé

Gustave Duwarnet Pour chasser la bécasse (1874)

Une fiente que vous n'apercevez pas, une mousse retournée, est toute une révélation. Lui, il voit une gratture dans les feuilles , entre les racines d'un chêne, et sait vite si elle est d'une grive, d'un merle ou d'un pic. La finesse de la poursuite se monte à la hauteur des difficultés. C'est ainsi que les bons gardes font les bons braconniers; il y a lutte de ruses.
Les miroirs de l'oiseau, ou, si vous aimez mieux, ses fientes, sont un précieux renseignement dans sa chasse. Là où il est, ils sont
nombreux et liquides, car, comme tous les vermivores, il mange beaucoup et digère vite.
Source : Gallica

Gustave Duwarnet Pour chasser la bécasse (1874)

Par un singulier contraste, l'homme, objet de la sollicitude de la gent ailée, a été placé comme barrière à son excès de reproduction. Il prélève une dîme sur presque toutes les espèces, et dans ce rôle il a pour aide les rapaces. Ainsi la grande loi de nature, qui se dégage de toutes les autres, c'est la pondération des espèces les unes par les autres, c'est cette solidarité d'existence à laquelle chacun concourt dans sa sphère d'action.
Ce rôle d'assainisseur imposé à l'oiseau apparaît chaque jour plus clairement aux yeux.
Source : Gallica

Gustave Duwarnet Pour chasser la bécasse (1874)

Chaque pays a son mode de chasse. Là, on la chasse au collet, au lacet, au rejet; plus loin, à la pantière ou pantaine : c'est une large nappe tendue en l'air et barrant, comme je l'ai déjà dit, les routes qui se rendent de la forêt à la plaine. L'oiseau, dans son vol du soir, s'y engage, passe sa tête à travers les larges mailles, se débat., et alors le chasseur, caché et attentif, tire une corde et fait tomber le filet et la proie; on en prend beaucoup ainsi. Dans le Midi, on la chasse à la croule. Les méridionaux ne disent pas que la Bécasse chante ou appelle, ils disent qu'elle croule.
Source : Gallica

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