Résumé

L. Gay Les chasses de la Provence devant le Sénat (1862)

Quant à l'innombrable tribu des becs fins ou insectivores, on ne les chasse pas à l'appeau parce qu'ils ne vivent pas en cage, et que, d'ailleurs, ils n'ont point de chant au moment du passage. Sans doute, il s'en prend quelques-uns au filet, à la glu, mais c'est une minorité si infime, que la capture de ces oiseaux ne peut constituer un danger sérieux pour l'agriculture. Il en est que l'on ne prend presque jamais, et que l'on rend à la liberté lorsque le hasard les fait tomber entre les mains des oiseleurs et des chasseurs, parce qu'ils sont sans profit pour eux.
Source : Gallica

L. Gay Les chasses de la Provence devant le Sénat (1862)

Rien n'est ingrat comme le littoral méditerranéen pour la chasse ordinaire. Alors que dans le centre de la France, dans les plaines de la Champagne ou de la Picardie, dans les prairies de la Gascogne, dans toutes les autres provinces de la France, enfin, le chasseur peut choisir le gibier qui lui convient le mieux, chasser au chien-d'arrêt les compagnies de perdrix qui se lèvent nombreuses devant lui, poursuivre les lièvres et les lapins, monter plus haut encore et porter ses coups jusqu'au faisan, au chevreuil et au sanglier
Source : Gallica

L. Gay Les chasses de la Provence devant le Sénat (1862)

Revenons à la chasse au poste. La grive est le gibier principal du mois d'octobre. C'est pour elle que les postes ont été inventés. J'entends déjà les amis des oiseaux s'écrier : mais la grive est un insectivore ! Pas tout à fait. Indépendamment des considérations générales que j'ai présentées sur la chasse aux oiseaux de passage, je dirai que la grive et les oiseaux de même espèce, le merle, la draine, le mauvis, sont, à tort, classés parmi les insectivores, car les baies forment leur nourriture habituelle, les insectes ne viennent qu'en seconde ligne.
Source : Gallica

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