Mûture

Définition et enjeux

Gustave Guillaumin,  Heures de loisir : poésies intimes (1894)

“ L'enfant qui dort obtient du Ciel De beaux rêves pour récompense.
Dors, mon amour ; sèche tes pleurs, Et demain nous irons ensemble Voir jouer sur l'herbe qui tremble Les papillons avec les fleurs ;
Puis nous ferons encor l'aumône A l'aveugle qui tend la main En priant au bord du chemin. — Il s'enrichit, celui qui donne ! —
Ferme tes yeux, encor, encor! Ferme ta docile paupière ! Que peux-tu craindre quand ta mère Est là, veillant sur son trésor?
Avec tendresse, avec prudence, Elle te garde et te défend : Une mère est la Providence Que Dieu donne au petit enfant.
”
Source : Gallica

Portrait de François Fabié François Fabié,  Fleurs de genêts

“ Mère du genre humain qui de tes flancs essaime
Et retourne en tes flancs chercher le grand sommeil.
Rien n’est bon comme toi, nourrice triomphante,
Qui depuis cent mille ans, sans te lasser un jour,
Mets aux lèvres de ceux que ton amour enfante
Plus de pains qu’ils n’ont mis de grains dans ton labour.
Rien n’est fort comme toi, fière et robuste aïeule
Qui n’as pas une ride au sein ni sur le front,
Et qui ― quand tout vieillit, se flétrit et meurt ― seule
Vois les siècles passer sans en subir l’affront !
⁂
Et tes fils ont un corps viril et l’âme saine
”
Source : Wikisource

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