Gabriel Hanotaux,
La Seine et les quais, promenades d'un bibliophile
(1901)
“ Pressé d'aller vite et de frapper fort, il se débarrasse de tout ce qui le gène, comme un soldat jette son sac à l'heure de la bataille. Il laisse sa reliure encombrante, arme lourde et défensive et, tout simplement broché, il s'élance, à demi-nu, en chemise et sans culotte. L'ordre renaît ; et, avec lui, un goût nouveau, un luxe facile, instable, superficiel : Bradel fait ses légers cartonnages. Une fois la paix sociale rétablie, le siècle hésite. Deux voies s'ouvrent devant lui, celle du retour aux choses consacrées, celle de la marche vigoureuse dans le sens de la démocratie. ”
