Résumé

Portrait de Gabriel Hanotaux Gabriel Hanotaux La Seine et les quais, promenades d'un bibliophile (1901)

Pressé d'aller vite et de frapper fort, il se débarrasse de tout ce qui le gène, comme un soldat jette son sac à l'heure de la bataille. Il laisse sa reliure encombrante, arme lourde et défensive et, tout simplement broché, il s'élance, à demi-nu, en chemise et sans culotte.
L'ordre renaît ; et, avec lui, un goût nouveau, un luxe facile, instable, superficiel : Bradel fait ses légers cartonnages.
Une fois la paix sociale rétablie, le siècle hésite. Deux voies s'ouvrent
devant lui, celle du retour aux choses consacrées, celle de la marche vigoureuse dans le sens de la démocratie.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Hanotaux Gabriel Hanotaux La Seine et les quais, promenades d'un bibliophile (1901)

La mode veut que le goût change, et, pourtant, elle prétend lui rester toujours fidèle. En insistant, elle le tue. Elle fait, du goût, ce qu'elle nomme « le bon goût ». Certainement, l'artiste ne peut se dérober à la mode ; car elle est la grâce mobile et fugitive de la vie contemporaine; mais s'il la suit de trop près, ses œuvres passent et meurent avec elle.
Entre les deux écueils, les artistes et les ouvriers parisiens, très intelligents, trop intelligents peut-être, fuient surtout la banalité. Créateurs ingénieux de la mode, ils craignent de paraître s'y asservir trop longtemps.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Hanotaux Gabriel Hanotaux La Seine et les quais, promenades d'un bibliophile (1901)

Avec l'armée de ses petits pots rouges qui semblent autant de képis qui couvrent le sol, il se glisse à ras de terre, creuse son fossé, pousse sa mine et sa contre-mine, élève ses parapets, tend ses cordeaux et ses treillis, envahit les hauteurs et, enfin, il y déploie, vainqueur, l'étendard éclatant des massifs.
Quand c'est fini, modeste, il rentre dans son coin et, suivant le précepte du sage, « il cultive son jardin ».
Souvenez-vous de ce qu'était Paris tandis que l'on construisait l'Exposition. Quel gâchis ! quelles
fondrières !
Source : Gallica

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