Résumé

Alfred Belvallette Traité de fauconnerie et d'autourserie… (1903)

Empêtré dans le filet sans lâcher pour cela le pigeon qu'il vient d'étreindre, il vous apparaît dans un état de révolte et de fureur indescriptibles.
Un plumage splendide lisse et brillant, un bec ouvert et menaçant qui crie l'épouvante, un œil démesurément dilaté qui vous lance des éclairs de haine, des contractions musculaires et des cris pations désespérées qui décèlent une vigueur et une énergie peu communes, tout concourt à vous donner la sensation que vous avez bien devant vous l'oiseau le mieux armé par la nature pour une œuvre de destruction et de carnage !
Source : Gallica

Alfred Belvallette Traité de fauconnerie et d'autourserie… (1903)

Ne passez jamais par une porte sans contregarder l'oiseau de la main droite et de l'avant-bras; vous l'èmpêcherëz ainsi de s'abîmer les ailes s'il venait à se débattre.
Autant que possible, abordez un oiseau par devant; s'il vous tourne le dos sur le poing ou sur la perche, faites-le pivoter en lui appuyant la main droite sur le haut du balai pour qu'il se tourne de votre côté.
Un oiseau réclamé se fait-il prier? ne perdez pas patience et ne vous servez du leurre qu'à la dernière extrémité; dans ce cas, remettez l'exercice ou la chasse à un autre jour.
Source : Gallica

Alfred Belvallette Traité de fauconnerie et d'autourserie… (1903)

C'est une lutte qu'il entreprend avec son élève, et s'il doit en sortir vainqueur, il ne faut pas que ce soit au détriment de la santé ni des qualités de ce dernier. Vous n'arriverez à dresser un autour adulte que par trois moyens : la privation de lumière, la privation de nourriture et la privation de sommeil. Pendant trois ou quatre jours, en effet, quelquefois plus, selon la nature ou l'âge de l'oiseau, vous devrez le tenir chaperonné, lui imposer un jeûne rigoureux et l'empêcher de goûter le moindre repos.
Source : Gallica

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