Tony Révillon,
L'agent provocateur
(1883)
“ Claudius Chazal était un viveur. Il faisait la cour à toutes les femmes. La beauté de Tonine l'avait frappé. Sachant où la rencontrer, libre, maitre de son temps, il avait dû la guetter, la suivre, la séduire. « Ah ! je sais maintenant ce que c'est que la jalousie ! » s'écria le malheureux. Le fantôme qu'il avait toujours poursuivi venait de prendre corps. Il se représentait les deux têtes de Tonine et de Claudius penchées l'une vers l'autre, des lèvres touchant les lèvres de sa maitresse ! En ce moment, il les eût tués tous les deux. Il but un verre d'eau et se mit à rire. ”
