Résumé

Adolphe Sala Les ouvriers lyonnais en 1834… (1834)

La ville la plus manufacturière de France, Lyon peuplée de plus de quarante mille ouvriers, n'est pas telle que peuvent le supposer ceux qui ne l'ont pas habitée. Dans cette grande cité toute industrielle, on ne trouve pas, comme ailleurs, plusieurs centaines et quelquefois des milliers d'ouvriers réunis dans un même local, par les soins et pour l'intérêt d'un seul capitaliste. On ne voit pas de ces grands bâtimens dont le propriétaire s'enorgueillit, et dont l'ouvrier devient comme une des parties inséparables.
Source : Gallica

Adolphe Sala Les ouvriers lyonnais en 1834… (1834)

Le bruit avait couru en ville que des amas d'armes, des provisions de guerre étaient à la disposition des ouvriers. Trompés par cette rumeur publique toujours si mensongère, on crut qu'une immense population toute armée, gardait ces rues, où l'on se hâta de dire qu'elle était refoulée, et on ne voulut pas s'exposer à éprouver une perte d'hommes considérable, dans la crainte de ne pouvoir plus résister à l'insurrection prenant l'offensive.
Source : Gallica

Adolphe Sala Les ouvriers lyonnais en 1834… (1834)

Persuadés que la canonnade qui n'avait pu les forcer dans toute la journée, avait retenti au loin, ils se croyaient surtout assurés de l'appui de leurs frères de Saint-Etienne. Les combattans exaltés disaient : le peuple est unanime contre le gouvernement, le peuple saisira cette occasion de le combattre. Malheureux! ils ignoraient que même parmi les partisans de l'insurrection populaire, beaucoup sont d'avis que le peuple ne doit se lever que quand les chefs se croient sûrs de vaincre.
Source : Gallica

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