Résumé

Bailleux de Marisy La Ville de Lyon, ses Finances et ses Travaux publics

Il sera donc de plus en plus vrai de dire qu’à Lyon c’est surtout aux pauvres, aux habitans de la Croix-Rousse et de Fourvières, que la nature et le ciel sourient. Avec l’air et le soleil, ils ont l’eau, ils ont l’espace, les grands aspects du ciel et de la terre, et l’on doit reconnaître que, dans cette métropole industrielle dont aucune autre ville au monde ne possède la situation pittoresque, le travail, a été doté par la Providence de tous les dons qui peuvent le fortifier et l’embellir.
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Bailleux de Marisy La Ville de Lyon, ses Finances et ses Travaux publics

Or Lyon se trouve dans les mêmes conditions que la plupart des autres villes, que l’état lui-même. C’est à cela qu’il faut songer. L’escompte des produits de l’avenir, l’emprunt, l’usage du crédit sous toutes les formes pour la création de nouvelles ressources, tel est le moyen universel que l’on emploie en haut comme au bas de l’échelle sociale. C’est un admirable mouvement sans doute, puisque ainsi la grande loi du travail s’impose à tous. Produire plus pour consommer davantage, qu’y a-t-il de meilleur ?
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Abandonner aux maires de Lyon et à ceux des communes annexes le soin de veiller, chacun de son côté, à la police et à l’administration municipale semblait la plus dangereuse des faiblesses et la plus coupable des imprévoyances. Lorsque la révolution de février eut remis aux mains des classes populaires l’exercice de la souveraineté, la ville de Lyon, dominée, opprimée en quelque sorte par les menaçantes populations de la Croix-Rousse, ne respira plus. Le nom de dévorans ou voraces, donné aux corps armés des ouvriers, explique cette terreur qui paralysait le commerce et l’industrie.
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