Résumé

A. Audiganne La Crise du travail dans Paris depuis la guerre civile

Aux dommages matériels que la crise a permis de constater, et sans parler des misères que préparent les destructions de la richesse, il se joint des sacrifices moraux et politiques qui rejailliront sur cette sociabilité française dont nous étions si fiers. Ils sont en opposition radicale avec les aspirations parisiennes. La guerre civile porte en effet dans ses entrailles le mépris de la vie humaine, l’oubli du droit, la prédominance de la force : autant de germes funestes au progrès social, à la justice, à la liberté.
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A. Audiganne La Crise du travail dans Paris depuis la guerre civile

Les réflexions qu’on va lire s’adressent surtout à ces ouvriers, à ces contre-maîtres sensés et laborieux, comme il y en a tant dans les ateliers de la capitale, et qui sont directement atteints par les malheurs actuels, — à ces petits patrons, à ces petits commerçans, véritables ouvriers eux-mêmes, qui connaissent si bien les conditions du travail dans Paris et la vie des familles ouvrières. Amis les uns et les autres, par un instinct irrésistible, quoique trop vague, du progrès social et de la justice, ils savent très bien, en temps ordinaire, démêler le fort et le faible des intérêts.
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A. Audiganne La Crise du travail dans Paris depuis la guerre civile

Au bout de cette route sinistre, et avec le serrement de cœur que fait éprouver l’idée de tant de désastres, une réflexion se présente d’elle-même à l’esprit. Le mal s’étend en une mesure presque égale sur toute la grande famille ouvrière. Voilà bien l’égalité, mais sous l’aspect le plus désespérant. Les différences sont en effet rares et faibles. Otez l’alimentation, ôtez quelques dépendances de l’industrie du vêtement et la catégorie exceptionnelle des établissemens publics, et le niveau du désœuvrement s’est promené sur presque toutes les têtes.
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