Résumé

Portrait de Auguste de Belloy Auguste de Belloy Physionomies contemporaines, par A. de Belloy

LE DUC. Au fait, cela pourrait bien être.
Au revoir, ma bru ; je suis à vous dans un quart d'heure.
SCÈNE IV
LA MARQUISE, LE COMTE
LA MARQUISE Monsieur le comte, dites-moi, vous l'aimez donc bien, ce monsieur qui passe ses
étés dans le Sahara et ses hivers en Sibérie, de peur de se laisser aller à jouer à la roulette.
LE COMTE. Je ne l'ai jamais vu de ma vie ; si je l'aime, c'est abstractivement, comme on aime le talent, comme il aime, lui, la lumière.
LA MARQUISE. Laissez-moi donc ! vous vous vantez : vous passez votre vie avec ces auteurs, ces artistes.
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Belloy Auguste de Belloy Physionomies contemporaines, par A. de Belloy

Mais la vertu est inflexible comme un dilemme, n'en espérez aucun quartier. Le vice est comme le lion : une fois assouvi, il ne vous mange pas. La verlu, qu'elle ait faim ou non, se croit forcée de vous manger, c'est son devoir. La vertu est un factionnaire qui ne connaît que sa consigne : Shiboleth ou la mort, voilà. Ne me parlez donc
pas de la vertu sans la bonté. La bonté est à la vertu ce que la grâce est à la beauté; or, il n'y a de bonléet de grâce que dans la jeunesse.
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Belloy Auguste de Belloy Physionomies contemporaines, par A. de Belloy

Laissons le duc; mon beau-père, s'il n'a pas tous les goûts de son âge, en a du moins la faiblesse la plus commune : il abhorre, en fait d'art, tout ce qui est nouveau. Heureusement pour moi, le rococo est à la mode.
LE COMTE. Oui 5 mais il y a rococo et rococo.
LA MARQUISE. Ail !
LE COMTE. Certainement. Ainsi, lui, le duc, par exemple, entre nous, au fond, il est rococo; et vous, madame la marquise, l'autre soir, à ce bal costumé où vous avez eu tant de succès, vous étiez aussi rococo ; mais quel éclat! quelle jeunesse! quelle distinction native!
Source : Gallica

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