Résumé

Portrait de Jules Noriac Jules Noriac Les coquins triomphants. Tome 2 (1869)

Bertalis gardait le silence.
— C'était donc bien mauvais ? demanda Anderstein avec désespoir.
— Oh! non.
— Tant pis; si j'avais fait mauvais, absolument mauvais, je me serais dit que la maladie et le désespoir qui me rongent depuis des années m'ont ôté mes facultés; mais si j'ai fait simplement mauvais, c'est que je suis vieux, c'est que je suis fini.
— Voyons, maître, entre nous, qu'avez-vous besoin de travailler encore? Vous n'avez plus besoin ni d'honneur, ni d'argent. Qu'est-ce qu'une œuvre nouvelle ajouterait à votre renommée?
— Celui qui ne produit plus est mort.
Source : Gallica

Portrait de Jules Noriac Jules Noriac Les coquins triomphants. Tome 2 (1869)

Ce qui plaisait surtout à l'huissier, c'était de voir la dureté d'Edgard envers les malheureux poursuivis.
— A la bonne heure! disait-il, voilà un gaillard qui ira loin: il n'a pas dix-huit ans, et il mène l'étude comme un vétéran.
Ce qui surprenait étrangement l'huissier c'est qu'il avait remarqué que plus Edgard maltraitait les gens, plus ces mêmes gens étaient doux et polis envers lui.
Aussi disait-il à qui voulait l'entendre : - Voyezvous, dans notre métier, il faut être dur: sans cela on n'arrive à rien et l'on ne se fait pas respecter.
Source : Gallica

Portrait de Jules Noriac Jules Noriac Les coquins triomphants. Tome 2 (1869)

J'avais pris l'habitude de vivre avec vous, ça me ferait trop de peine de ne plus vous voir.
— Mais savez-vous, mère Auguste, que vous êtes une brave femme? dit Edgard touché par l'air triste de sa gouvernante.
— Heu! fit la vieille, on est comme les autres, mais on a ses affections. Et puis ça vous blesse peut-être, ce que je vous dis là? — Me blesser? ah! pauvre femme que vous êtes, vous ne me diriez pas cela si vous saviez que, depuis que je suis au monde, vous êtes la première personne qui ayez prononcé pour moi ce mot: affection.
Source : Gallica

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