Gustave Nadaud,
Théâtre de fantaisie : scènes, saynètes et comédies…
(1879)
“ SCÈNE II DURAND, ARTHUR. DURAND. Arthur ! Ah ! pour le coup, tu arrives à propos. Que je t'embrasse! Figure-toi que je suis garçon. Ma femme est à la campagne, chez sa mère. Huit jours de vacances. Nous les passons ensemble, n'est-ce pas? Tu descends chez moi; nous ne nous quittons pas; nous faisons des extravagances. Sais-tu qu'il y a un an que je ne t'ai vu ? Eh bien, tu ne me réponds pas ? ARTHUR, gravement. Tu me sembles bien gai, toi qui es ordinairairement si sérieux. DURAND. Qu'est-ce à dire ? Tu me sembles bien sérieux, toi que j'ai toujours connu si gai ? ”
