Huile de ricin

Définition et enjeux

Marcel Dubard,  Le Ricin : botanique, culture, industrie et commerce (1902)

“ L’huile de ricin, faite à froid, est épaisse, filante, transparente, inodore, d’une saveur fade et douce, sans âcreté; elle est siccative et légèrement colorée en jaune. Exposée à l’air, elle devient rance, visqueuse, épaisse et finit par se dessécher; elle acquiert en même temps une saveur très àcre et mordicante. ”
Source : Gallica

Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila,  Éléments de chimie. Tome 2 (1851)

“ On emploie l'huile de ricin avec succès pour purger les personnes délicates, et comme anthelminthique : la dose est, pour les enfants, de 15 à 30 grammes, à prendre par cuillerées, tandis que l'on administre 30, 60 ou 80 grammes aux adultes : il est préférable de la faire prendre sans addition d'aucun acide, et dans du bouillon de boeuf chaud. Si l'huile de ricin n'a pas été bien préparée, ou qu'elle soit sophistiquée, surtout par l'huile de croton, elle détermine les symptômes de l'empoisonnement par les substances âcres, et doit être rejetée. ”
Source : Gallica

Marcel Dubard,  Le Ricin : botanique, culture, industrie et commerce (1902)

“ Plus loin, nous trouvons des détails sur les nombreuses maladies dont l’huile de ricin passait pour un curatif : Prise avec une quantité égale d’eau chaude, c’est un excellent purgatif; on l’emploie pour les brûlures, pour les maladies des articulations, des oreilles, contre la gale, etc. Avec la grappe du ricin, on fabrique des mèches fournissant une très grande clarté ; mais l’huile ne donne que peu de lumière parce qu’elle est trop grasse; les feuilles du ricin appliquées sur la peau servent à combattre l’érésypèle, et forment un topique pour les seins et les fluxions. ”
Source : Gallica

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