Résumé

Marcel Dubard Le Ricin : botanique, culture, industrie et commerce (1902)

Quant à croire que la culture du Ricin enrichit le sol où on la pratique, c’est une erreur qui ne résiste pas à l’examen; il est clair que les substances minérales, si abondantes dans la graine, sont prélevées sur les réserves du sol et par conséquent qu’il s’appauvrit au contraire rapidement ; si l’on a pu penser qu’il en était autrement, c’est que le système radical très développé du Ricin enrichit le terrain en matières organiques et que par sa destruction il le laisse creusé de canaux qui en facilitent l’aération
Source : Gallica

Marcel Dubard Le Ricin : botanique, culture, industrie et commerce (1902)

Pendant longtemps on a cru que, pour obtenir l'huile douce, il convenait d’en séparer l’embryon. En soumettant une quantité notable de graines à la presse, on obtient une huile aussi douce que celle fournie par la partie charnue seule, d’où il est facile de conclure que le principe Acre n’est pas du tout préexistant dans la semence du Ricin, mais se développe bien pendant l’extraction, lorsqu’on emploie des procédés défectueux. Par exemple, si l’on soumet cette semence à une température trop élevée, l’huile qui en est extraite acquiert une âcreté qui dénature ses propriétés.
Source : Gallica

Marcel Dubard Le Ricin : botanique, culture, industrie et commerce (1902)

Etant données la variabilité déjà surprenante du Ricin dans un climat donné et la localisation géographique des formes, n’est-il pas logique d’en conclure que les prétendues espèces ne sont que des adaptations d’une même plante à des climats différents, la plasticité propre de la plante lui permettant de s’acclimater et de vivre même à l’état spontané dans les régions chaudes les plus diverses.
Source : Gallica

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