Philippe Eberhardt

Résumé

Philippe Eberhardt Le Sésame de l'Extrême-Orient… (1911)

En réalité, nous pensons qu’il existe en Extrême-Orient une seule espèce cultivée : le Sesamum indicum DC., espèce qui, se développant à travers les siècles dans des terrains et sous des climats variant beaucoup plus qu’on ne le croit, quant à la composition, à l’hygroscopicité et à la température, est arrivée peu à peu à donner des formes de culture s’écartant peu ou beaucoup de l’espèce primitive, soit par la forme et la grandeur des feuilles, par la couleur plus ou moins intense des fleurs et leurs dimensions, soit enfin, comme nous le verrons plus loin, par la couleur des graines.
Source : Gallica

Philippe Eberhardt Le Sésame de l'Extrême-Orient… (1911)

En dehors de l’exportation qu’elle en faisait, l’Inde utilisait sur place l’huile, les graines et les tourteaux pour l’alimentation quotidienne et la confection de gâteaux. D’après le Mahâbhârata, ces produits constituaient l’aliment principal des classes inférieures. Cela ne veut point dire qu’ils fussent pour cela dédaignés des classes plus élevées. « Dans la graine et l'huile de sésame réside le charme du manger », dit le poète.
Source : Gallica

Philippe Eberhardt Le Sésame de l'Extrême-Orient… (1911)

Deux mots sur le trajet parcouru par celte colonie indoue nous fixeront sur le trajet suivi par le sésame pour aller des Indes à l’archipel Malais.
Quelques siècles avant notre ère, une colonie bouddhique, partant des Indes, traversant Ceylan, vint se fixer dans l’Archipel de la Sonde et se répandit sur les îles de Java et de Bornéo qu elle couvrit de monuments superbes, dont les ruines sont à travers les âges parvenues jusqu’à nous.
Source : Gallica

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